Suivi de la qualité de l’eau - Ce que les cours d’eau ont à nous dire

Vendredi 17 Avril 2026

Imaginez-vous en forêt. Dans vos souvenirs, les oiseaux chantent, les fleurs éclosent, les arbres sont verdoyants. Mais ici, silence, fleurs absentes, arbres nus. Quelque chose cloche, et vous le sentez. Cette forêt n’est pas en santé.

Transposez cette image à un cours d’eau. Les macroinvertébrés (insectes, larves, mollusques, crustacés) y jouent le même rôle que les espèces animales et végétales de la forêt. Leur présence, leur diversité, et même leur absence, vous donne une idée de la santé de cet écosystème.

Dans le cours d’eau, les macroinvertébrés sont des bioindicateurs. Ces organismes réagissent aux pollutions en fonction de leur sensibilité à celles-ci. Certains, comme les larves d’éphémères, sont très sensibles et disparaissent dès que l’eau se dégrade. D’autres, comme les sangsues, résistent mieux et prolifèrent dans des milieux pollués.

Ces bioindicateurs sont donc comme un thermomètre : leur présence ou leur absence permet d’évaluer la qualité de l’eau.

Divers groupes de volontaires, pêcheurs, et lycées agricoles et généraux, ce sont prêté au jeu, et ont lu la santé de la rivière en prélevant, déterminant et comptant les espèces présentes.

Trichoptères, éphémères, gammares, ont donnés leur version de l’histoire : l’eau est tantôt d’excellente qualité, mais parfois, le cours d’eau est en mois bonne santé.